Le temps, l’espace et la vitesse se combinent à travers l’histoire pour donner forme à la ville qui se densifie ou s’étale sur son territoire.
Si, depuis toujours, elle s’implante à la croisée des chemins d’eau et de terre, sa morphologie, sa densité, ses paysages, suivent au plus juste les transformations des désirs d’habiter, de communiquer et d’échanger.
La ville dense du piéton, la ville linéaire de la voie ferrée, la ville diffuse de l’automobile et pourquoi pas demain, la ville partout et nulle part de l’internet balisant cette histoire organiquement confondue de la forme urbaine et du mouvement. Nos représentations de la ville dite « européenne » explosent, pour offrir un mode d’occupation de l’espace et un paysage urbain que l’on ne sait plus très bien désigner : « périurbain », « ville émergente », « ville réseau » ?
Ces rencontres visent à répondre à cette première question : l’entrée par la mobilité urbaine et l’action volontariste dans ce domaine sont-elles porteuses d’un projet urbain plus cohérent, économe et confortable à vivre ?