Quand au XIX e siècle l’ingénieur madrilène Soria
y Mata propose son modèle de cité linéaire, il ne fait
qu’illustrer, par une figure extrême, le rapport organique entre
la forme urbaine et les modes de déplacement (un tronçon de
ce projet a été réalisé dans la périphérie
madrilène).
La question posée ici est celle de savoir si les réponses aux
besoins de déplacement continuent à être à la traîne
du développement ou de l’étalement urbain ou si au contraire
elles doivent être de l’ordre des choix d’aménagement
en amont permettant une maîtrise du développement spatial urbain.
Si les principes du développement durable et de la gestion économe
des ressources et des moyens plaident pour la seconde approche, le cas commun
et général reste très majoritairement de l’ordre
du premier.
Les exemples présentés ici par des collectivités du pourtour
méditerranéen développent des projets de conception intégrés,
réseaux de transports publics -développement urbain. Ils illustrent
notamment l’importance du débat sur la densité et sur la
mixité fonctionnelle, notions clés dans les réflexions
sur les modes de déplacement.
INTERVENANTS
• PIERRE MERLIN, PROFESSEUR À
L’UNIVERSITÉ PARIS I ET À L’ÉCOLE NATIONALE
DES PONTS ET CHAUSSÉES • PEDRO ORTIZ CASTAÑO, DIRECTEUR
GÉNÉRAL DE L’URBANISME ET DE LA PLANIFICATION URBAINE DE
LA COMMUNAUTÉ AUTONOME DE MADRID, ESPAGNE • EMMANUEL PERREAU,
AGENCE D’URBANISME DU PAYS D’AIX • SYLVIA MAFFII, TRASPORTIE
TERRITORIO, MILAN.