“Je ne conçois rien à l’urbanisme mais j’ai compris une chose de votre projet, c’est que vous voulez faire des maisons, dont l’entrée serait sur le trottoir qui serait le long d’une rue”. Un élu local de Rodez, cité par Philippe Panerai à propos de son projet urbain sur cette ville.
Ce propos montre que face au désarroi provoqué par la disparition de l’espace public dans la ville étalée, sillonnée de rocades et de voies rapides, le langage simple et banal de la rue fait encore référence
et peut être compris de tous, comme projet de paysage à vivre.
Le tracé urbain de Versailles, le plan Cerda de Barcelone, les percées hausmanniennes, les problématiques contemporaines “d’entrées de villes” comme le retour du “boulevard urbain”, marquent les étapes d’une histoire parallèle entre la forme urbaine, les nécessités et les technologies du déplacement.
Sortant de quelques décennies pendant lesquelles les relations entre la ville et le déplacement se sont posées en terme d’opposition, de coupure, de traumatisme, nous entrons dans une ère où les choses tentent d’être abordées sous l’angle de la conciliation : le déplacement oui, mais non pas au détriment des autres
fonctions de l’espace public, le commerce, la vie piétonne, la résidence...
INTERVENANTS
• PHILIPPE PANERAI, ARCHITECTE ET URBANISTE, GRAND
PRIX DE L’URBANISME 1999 • JEAN-MARIE DUTHILLEUL, ARCHITECTE, CONCEPTEUR DES GARES TGV • JELLAL ABDELKAFI, ARCHITECTE-PAYSAGISTE, URBANISTE, TUNISIE. ET MODALITÉS DE DÉPLACEMENTS
CONCLUSION PIERRE SANSOT “DU BON USAGE DE LA LENTEUR”