Avant qu’il n’y ait infrastructure, flux, transferts
modaux d’un mode de déplacement vers l’autre, il y a des
individus, des groupes, des manières de vivre, des aspirations, des
désirs d’habiter, des besoins de rencontres ou de commerce. L’entrée
par les mobilités urbaines permet une réflexion en amont des
questions de déplacement et de transport. Qui se déplace, pourquoi
se déplace-t-on, de quelle manière, quelles sont les tendances
d’évolution et quelles sont leurs conséquences sur la structure
urbaine.
Les travaux dans ce domaine nous montrent que les déplacements autres
que le très central “ domicile-travail” (loisirs, approvisionnement,
convivialité...) sont en fort développement, que depuis 30
ans, l’équipement automobile a plus que doublé, que les
déplacements urbains ont augmenté (en nombre) de 40%, et que
la distance du trajet moyen d’un individu a été multiplié
par 5, ce qui réduit de fait la part possible pour la marche et les
deux- roues.
Dans le même temps, la durée moyenne journalière de ces
déplacements restait stable (environ une heure), confirmant par là
que la vitesse est bien devenue une des caractéristiques majeure des
mobilités contemporaines.
Par ailleurs, la réflexion sur les temps et les rythmes urbains, apporte
des solutions nouvelles aux pics et heures de pointe sur la base desquels,
longtemps, on dimensionnait les réponses aux demandes de déplacement.
INTERVENANTS
•LUCIEN CHABASON, DIRECTEUR DU PLAN D’ACTION
POUR LA MÉDITERRANÉE, PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT
• JEAN MARIE GUIDEZ, EXPERT EN MOBILITÉ URBAINE AU CERTU •
FRANCIS BEAUCIRE*, UNIVERSITÉ PARIS PONTOISE • JACQUES THEYS*,
PRÉSIDENT DU CONSEIL SCIENTIFIQUE DE L’IFEN, DIRECTEUR DE LA PROSPECTIVE
AU MINISTÈRE DE
L’EQUIPEMENT, DES TRANSPORTS ET DU LOGEMENT • ILAN SALOMON, UNIVERSITÉ
DE TEL AVIV.